L'Université du Bien Commun à Paris




Principes fondateurs et modalités de réalisation


Le principe fondateur est de considérer la connaissance comme un bien commun et public. Personne ne peut en revendiquer la propriété à titre privé. Elle n’est pas une marchandise dont on fait commerce, que l’on formate ou que l’on confisque pour en spolier autrui ou exercer un pouvoir sur lui. La connaissance et l’éducation ne sauraient faire non plus l'objet de rivalités, et être soumise à la compétitivité et à l'exclusion par l’économique. Le droit de propriété intellectuelle et les brevets sur le vivant ont été notamment les derniers avatars de la concrétisation de ce phénomène.

Les modèles de développement de nos sociétés à l’aune de la globalisation ont engendré des avancées comme des reculs, en termes de culture, d’altruisme, d’éducation, d’information et de créativité. Pour que les femmes et les hommes retrouvent une identité empreinte d’humanité, dans le respect de l’autre et du vivant, et qu’ils ne subissent pas la déshumanisation ou l’acculturation par le fait même d’être dépossédés des biens communs, il nous apparaît essentiel d’encourager l’audace pour réhabiliter la liberté de la connaissance.

Apparaît dès lors la nécessité de changer d’imaginaire, de passer d’une économie de la prédation et de l’auto-prédation à une économie de la relation entre les ressources, les biens et le vivant.

A partir de ces prémisses fondatrices, les activités de l’université du Bien Commun à Paris sont fondées sur la co-construction et la gratuité à destination de tous les publics. Le principe d'une co-construction des interventions est également fondateur. Des pédagogies en découlent et/ou sont à inventer.

L’Université n’a pas de professeur attitré permanent, de chaire, mais est accueillie dans des lieux, portée par des structures, des individus, des collectifs qui co-opèrent dans la logique de la production de connaissances, de la transmission de savoirs et d’expériences « socialement » fondatrices et indispensables à des modèles de société équitables et solidaires.
Espace est donné à la nécessité de définir les champs des communs et des biens communs matériels, immatériels et du vivant, de valoriser leurs principes et leurs pratiques, en favorisant le débat et en n’excluant pas la controverse.

L’université prolonge et favorise la visibilité publique de ses membres, elle n’est pas une superstructure.